Après un parcours scientifique en biologie et chimie, Florian FRANCK-NEUMANN a travaillé sept ans comme ingénieur dans un laboratoire d’identification génétique, où il s’est formé au management de la qualité. Très impliqué dans le monde associatif, il a finalement souhaité donner plus de sens à sa vie professionnelle et aligner son travail avec ses convictions personnelles.
Mon parcours avant la formation
J’ai suivi un cursus universitaire scientifique, orienté biologie et chimie, qui m’a amené à travailler 7 ans en tant qu’ingénieur / cadre dans un laboratoire privé d’identification génétique. Dans cette structure je me suis également formé au management de la qualité (par la pratique au labo – référentiel ISO 17025).
En parallèle, j’ai assumé beaucoup de fonctions et responsabilités bénévoles dans le monde associatif qui ont également été très formatrices…
Mes motivations à suivre le Mastère Spécialisé® Éco-conseiller
Je voulais changer de vie et mettre mon activité professionnelle en adéquation avec mes aspirations profondes (car un salaire confortable ou une responsabilité d’encadrement n’ont jamais été des finalités pour moi). C’était certainement aussi pour me donner une chance de sortir du champ de compétence très pointu et de son horizon professionnel limité qui était le mien avant.
Mon avis sur la formation
Excellent avis ; en effet, j’ai été attiré par la dimension environnementale de la formation et j’y ai découvert bien davantage : le « développement durable » que je méconnaissais, les méthodes d’animation et de mobilisation participative, les vertus du changement humain plutôt que des solutions techniques….
L’équipe est par ailleurs très investie et chaque étudiant est suivi individuellement, ce qui est une grande force.
Enfin, contrairement aux cours de fac pratiqués lors de mes études, dans cette formation presque tous les intervenants sont des professionnels en exercice.
Au final, le changement provoqué chez moi a été beaucoup plus profond que je n’imaginais et a révélé des parts de ma personnalité que je bridais ou ignorais (le côté « animateur » en particulier).
Mon parcours professionnel à l’issue de la formation
En sortant de la formation j’ai eu la « chance » de me faire licencier (j’étais en CIF pendant la formation) ; du coup, je n’ai pas eu à hésiter entre le retour (confortable) dans mon entreprise et le « saut » dans l’inconnu. Par ailleurs, tenter l’aventure de l’entreprenariat m’est apparu comme une évidence ; il y’a longtemps que cela me travaillait ; je suis d’une nature plutôt indépendante.
Mon poste actuel et mes principales missions
En 2010, je me suis lancé « à mon compte » comme on dit. Avec un statut d’auto-entrepreneur qui me correspond bien par sa flexibilité et sa simplicité. Par ailleurs pour rester cohérent avec mes idéaux, bosser en consultant ne voulait pas dire pour moi m’abrutir de travail, mais bel et bien laisser une place importante à la sphère non professionnelle (je continue entre autres à faire beaucoup de bénévolat en marge de mon activité).
À la base je me destinais à travailler avec le privé (les entreprises), dont je viens. Et puis, la découverte de l’univers des collectivités durant ma mission professionnelle à la Région Alsace pendant l’année de formation m’a ouvert l’esprit.
Depuis je travaille essentiellement avec elles (avec la contrainte des marchés publics) dans des missions d’accompagnement dont la dimension humaine (animation / mobilisation / adaptation au changement) me plait énormément et me force tous les jours à me remettre en question.
Les thématiques les plus courantes tournent autour des interactions homme/nature en milieu urbain (nature en ville, compost, jardins partagés, biodiversité…). Je fais également jouer la complémentarité avec la rigueur et la capacité d’analyse apportées par mes expériences précédentes en pratiquant ponctuellement des missions d’audit et je fais aussi un peu de formation, dont j’adore le coté interactif.
Ce que j’apprécie dans mon métier
Tout… Et surtout les bonnes surprises.
Très souvent, le discours dominant, c’est de se plaindre, que rien ne va et qu’on attend les solutions de nos gouvernants, politiques et collectivités… et moi je côtoie quotidiennement des gens « simples » qui changent le monde et leurs voisins par petites avancées et par leur exemple quotidien… et ça, ça fait un bien énorme et ça redonne confiance !
Par ailleurs, dans nos métiers, nous plantons tous les jours des petites graines qui mettent du temps à germer, mais quelle satisfaction quand les gens reviennent vers moi après quelques mois pour s’y mettre à leur tour.
Pour moi être éco-conseiller·ère c’est…
Illustré par une phrase de Gandhi « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »
Mes conseils pour les futur·es éco-conseiller·ères
Oubliez la pression sociale, le carcan des critères de réussite et épanouissez-vous dans vos valeurs, vos envies, ce qui fait sens pour vous.
Agissez par passion, c’est la plus belle façon de communiquer votre enthousiasme. Gardez à l’esprit que la plus belle énergie c’est de se sentir utile aux autres et au monde et si vous ne trouvez pas le métier qui vous plait… créez le !
Témoignage réalisé en 2017

